Panel : Réalité, Esthétique & Connaissance

PANEL

Réalité, Esthétique & Connaissance

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Dimanche le 17 juillet, 17h.
Espace Scudéri, 1359 Ste-Catherine E
Contribution suggérée : 10$
  • 17h00 : Ouverture du panel
  • 17h10 : Communications des panélistes
  • 18h45 : Table ronde avec le public

PROGRAMME :

  • Dynamique de la création artistique: oeuvre d’art et société

   – Teva Flaman, Ph.D (Théorie des arts)

  • Manger les images

   – Denis Adams, Ph.D (Science des religions)

  • L’artiste entre singularité, subjectivité et  »résistance infrapolitique »

   – Hanieh Ziaei, Doctorante (Sociologie de l’art)

  • Manger, mâcher et avaler : une immersion esthétique

   – Louise Boisclair, Ph.D (Sémiologie)


PROBLÉMATIQUE :

Selon Nietzsche, c’est du fait de son rapport esthétique au monde que l’artiste est le plus en mesure de nous informer sur la réalité des choses, laquelle demeure néanmoins inaccessible. Onfray a poursuivi la réflexion par le concept de sculpture de soi, qui emprunte au vocabulaire de l’artiste afin de rendre toute personne responsable de se créer elle-même, au nom d’une morale esthétique. Ce qui nous permet de percevoir le monde et concevoir notre réalité, c’est la subjectivité. Par ailleurs, Teilhard de Chardin nous dit que tout évolue même la vérité. Considérant ces affirmations, nous observons une impossibilité à connaître le réel objectif – seulement par médiations représentatives-, et que peu importe la nature de ce réel, il est en mouvement. À cela, la transdisciplinarité répond par une posture : se situer entre, à travers et au-delà de toute discipline pour aborder les questions liées à la complexité. L’enjeu est  la mise en place d’un savoir autonome d’où résultent de nouveaux objets et de nouvelles méthodes, plus flexibles.

Ceci étant, dans un contexte où l’art tend à se dématérialiser toujours davantage, et que le rapport esthétique au monde se démocratise, quelle est aujourd’hui la place de l’artiste, et comment intervient-il dans la construction de nouveaux modes de connaissance ?


Auteur et conférencier, Teva Flaman est spécialiste du bioart, des enjeux de l’art contemporain et médiologue. Il s’interroge sur la manière dont l’oeuvre d’art, en tant que dépôt de mémoire, transmet matériellement une culture dans le temps à travers la mise en oeuvre technique de la matière. Ses recherches portent aussi sur les rapports entre formes des oeuvres d’art et _zeitgeist_, l’esprit du temps. Il contribue à la revue Archée et prépare un ouvrage sur les enjeux esthétiques et médiologiques du bioart. Teva Flaman est docteur en théorie des arts de l’Université du Québec À Montréal et en esthétique de l’Université Bordeaux Montaigne.

Denis Adams, Ph.D. est psychologue et psychanalyste jungien diplômé de l’institut Jung de Pittsburgh, et détient un doctorat en Sciences des Religions de l’Université de Montréal. Il a tout d’abord travaillé au sein de la DPJ puis en soin palliatifs à l’hôpital Maisonneuve Rosemont, et enfin dans divers programmes de recherche de la clinique médicale de l’Actuel et présentement celle de l’Opus. Il travaille actuellement en pratique privée où il reçoit des analysants et conduit des groupes de supervision clinique en psychologie jungienne. Il viendra nous présenter brièvement une approche psychologique inspirée des travaux de Carl Jung sur notre rapport aux images (pour plus d’informations sur le conférencier: www.jung-montreal.com [3]).

Hanieh Ziaei est doctorante en sociologie à l’Université du Québec à Montréal et coordonnatrice de l’Observatoire sur le Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord de la Chaire Raoul-Dandurand à l’UQAM. Elle offre également le cours  »Art, culture et société » au sein du programme  »Animation et recherche culturelle » (ARC) à l’UQAM. Grâce à sa triple culture européenne, nord-américaine et perse, elle a développé une curiosité intellectuelle à la confluence des mondes politique, social, culturel et artistique, au croisement de la censure, de l’exil et de la résistance créative. Elle travaille actuellement sur le rôle de l’art et l’impact du contrepouvoir des artistes sous les régimes autoritaires et les dimensions politiques et sociales de l’art contemporain iranien. 

Auteure-chercheure-conférencière en expérience esthétique et formatrice en peinture gestuelle, taichi et mandala, Louise Boisclair détient un Ph.D. en sémiologie, UQAM. Membre de l’équipe rédactionnelle d’Archée depuis 2007, elle a prononcé diverses communications, publié de nombreux articles, quatre chapitres de livres et, en 2015, son livre intitulé « L’installation interactive : un laboratoire d’expériences perceptuelles pour le participant-chercheur » aux PUQ, collection « Esthétique ». Outre de nombreux prix et bourses, elle est récipiendaire de la Médaille d’or académique du Gouverneur Général-doctorat-UQAM 2014. Sa nouvelle recherche s’intitule « L’art écologique ou l’écologie de l’expérience climatique ».

PRÉSIDENCE/ANIMATION :
Hubert Makwanda est titulaire d’une maîtrise en andragogie de l’Université de Montréal et d’une scolarité de deuxième cycle en administration de l’École des Hautes Études Commerciales de Montréal (HEC). Il met ses talents de facilitateur et d’accompagnateur au service des personnes, des dirigeants, des gestionnaires et des employés pour rendre accessibles les connaissances, les approches et les outils innovateurs répondant aux besoins des organisations ou de développement personnel. Président-fondateur de Concilium Capital Humain, il cumule plus de 25 ans d’expérience internationale. Il a travaillé pour plusieurs organisations, dont le Mouvement Desjardins. Depuis 2014, il intervient à l’ÉNAP : Fondements du leadership transformationnel, Coaching de gestion, Communication d’influence et gestion du changement.


ALBUM PHOTOS

(Manger) — manger entre parenthèses — est à la fois une exposition d’arts visuels et une série d’événements performatifs. (Manger) est une œuvre transdisciplinaire, c’est-à-dire qu’elle se déploie entre, à travers et au-delà de plusieurs disciplines.